Raymond Benson : Bond ne suffit pas !


Paru dans Le Bond 28

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Il y a-t-il une vie après James Bond ? Raymond Benson est surtout reconnu pour être l’« auteur officiel » de douze aventures littéraires de 007 entre 1996 et 2002. Sa séparation d’avec la famille Bond a permis le début d’une nouvelle et prolifique carrière littéraire. Mais avant l’écriture bondienne, on le sait moins, il y eût toute une vie au service de l’agent très peu secret de Sa Majesté…

Par Pierre Rodiac – juin 2012

Avant de devenir l’auteur officiel des aventures de James Bond, Raymond Benson a connu une vie artistique riche et diversifiée dans le monde du théâtre, de la mise en scène, de la composition musicale, de l’écriture journalistique, du jeu vidéo et du jeu de rôle. En parallèle, il est réputé comme étant un des plus grands experts concernant James Bond.

C’est en fin d’année 1996, qu’il devient l’auteur officiel des aventures littéraires de l’espion britannique. En 2002, six romans, trois nouvelles et trois novélisations plus tard, Raymond Benson et Glidrose Publications* décident de se séparer. Glidrose prépare le cinquantenaire de la publication du roman Casino Royale et en profite pour changer de nom en devenant Ian Fleming Publications.

Raymond Benson, pour sa part, a également d’autres projets personnels, que la rédaction d’un roman annuel et d’une novélisation pour chaque sortie de film, lui empêchent de mener à bien. La fin de son contrat avec Glidrose tombe donc à pic.

Dès 2001, il publie son premier roman, un thriller étrange, d’inspiration « lynchienne ». Evil Hours connaîtra tout d’abord une parution exclusivement en version électronique avant de subir une réécriture et une publication papier en 2004. Il enchaîne en 2003 avec Face Blind, un second thriller haletant tournant autour de la prosopagnosie, une atteinte cérébrale qui empêche de reconnaître les visages, mêmes familiers. Sortent ensuite, Sweeties Diamond en 2006, qui sera récompensé par un « Lovey » (le grand prix des lecteurs) du meilleur thriller de 2006. C’est l’histoire d’un adolescent qui découvre que sa mère fut une star du porno que toute la mafia recherche. Sa dernière production, Torment, sortie en avril 2011, tourne autour d’une histoire de vaudou et de malédiction en Jamaïque. Des clins d’œil aux origines de 007, appuyés par des éléments tirés d’une nouvelle de James Bond jamais publiée, The Heart of Herzulie.

Sa passion pour le rock, et plus particulièrement le rock progressif amènent l’auteur à explorer cet univers. Dès 2002, sort Jethro Tull – The Pocket essential Guide, une étude consacrée au célèbre groupe écossais. Puis il créé l’agent de sécurité Spike Berenger qui enquête sur des meurtres dans les milieux du rock et vivra trois aventures sous la forme de deux romans (A Hard Day’s Death – 2008 ; Dark Side Of The Morgue – 2009) et une nouvelle (On The Threshold Of A Death – 2009).

Pour avoir longtemps œuvré dans l’univers du scénario de jeu vidéo, l’auteur est également recruté pour rédiger plusieurs adaptations de jeux célèbres. Sous le pseudonyme de David Michaels, il fait paraître deux aventures originales tirées du jeu Splinter Cell (Splinter Cell – 2004 et Operation Barracuda – 2005). Puis sortent successivement deux romans adaptés de l’univers du jeu Metal Gear Solid (Metal gear Solid 1 – 2008 et Metal gear Solid 2 : Sons Of Liberty – 2009). Sa dernière création, Homefront : The Voice Of Freedom a été coécrit avec John Milius (scénariste d’Apocalypse Now et réalisateur de Conan le barbare), une prequel au jeu vidéo éponyme.

Raymond Benson stilettoRaymond Benson est également l’un des auteurs d’une série de romans d’aventure à l’ambiance « pulp » : Gabriel Hunt. Hunt through Napoleon’s Web, prévu cette année, est déjà disponible en version électronique.

La dernière production de Raymond Benson créé un véritable buzz sur le web. Appuyé par une campagne publicitaire sans précédent (vidéo promotionnelle, photos, extraits de comics…), The Black Stiletto, nous plonge dans une histoire de super-héroïne des années 60, disparue depuis, qui refait surface. Une vie littéraire particulièrement active et productive. Comme quoi, il y a une vie après James Bond !

*Glidrose qui gérait les droits littéraires du personnage de James Bond.


REPÈRES
1964 : Goldfinger, première rencontre avec Bond
1974 : Début de sa carrière artistique comme compositeur
1976 : Met en scène Total Eclipse, pièce autour de la vie de Verlaine et Rimbaud
1984 : The James Bond Bedside Companion, première édition
1986 : You Only Live Twice II – Back of beyond, aventure du jeu de rôle 007 de Victory Games
1990 : Dissolution du James Bond 007 Fan Club (US) et fin de six ans de vice-présidence
1996 : Zero Minus Ten, première collaboration littéraire dans l’univers de James Bond
2011 : The Black Stiletto


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