Stéphane Tron & les Fanarts 007


Depuis douze ans, Stéphane Tron enchante la Toile avec son site 007 fanart. L’histoire de ses créations est avant toute celle d’une passion pour 007 qui puise sa source dans l’enfance. Et fu associée ensuite à la passion du graphisme. Retour sur le parcours d’un fan pas comme les autres…

Le Bond : Comment est née votre passion pour 007 ?

Mon tout premier contact fut avec l’affiche des Diamants sont éternels. Toute mon attention était portée vers l’affiche : dynamique, explosive, regorgeant de scènes d’action avec en avant plan Sean Connery dans la célèbre pose du bras armé de son pistolet, croisé sur sa poitrine, habillé d’un smoking et entouré de deux girls sublimes. La première découverte sur grand écran du Bond cinématographique fut Vivre et laisser mourir. Je remercie encore Tintin magazine de m’avoir offert avec un numéro spécial « Roger Moore, nouveau James Bond » l’affiche du film, que je possède encore, « recousue » avec moult bouts de scotch !

Le Bond : Quelles sont vos affiches de prédilection ?

Je suis admiratif des Mc Carthy, Mc Ginnis, Peak, Goonis et de la direction artistique de Randi Braun pour l’ère numérique Brosnan, ainsi que des sublimes versions orientales, dont le Japon, pionniers en photo-montage. Aussi ai-je décidé en 2001 de leur rendre hommage. Ils sont des créatifs, je suis un humble reproducteur et j’ai ainsi partagé mon premier poster – maladroit et amateur – au site Commanderbond.net. L’accueil positif et enthousiaste fut pour moi très surprenant ! Et encourageant.

Le Bond : De là est né votre site…

Oui. J’ai aussitôt mis en place la première version de mon site, 007art.free.fr que j’ai alimenté avec de nouvelles créations : un « Bon baisers de Russie » jugé très moderne, un « Golfinger » apprécié pour son coté très « excitant » comme le promettait l’affiche originale. Il m’a permis d’être en correspondance avec – entre autres – Raymond Benson et Simon Gardner, fils de John, écrivain qui reprit le Bond littéraire dans les années 80. J’ai, pour eux, crée des posters qu’ils ont appréciés à mon plus grand plaisir.

Le Bond : Qu’est ce qui guide votre travail ?

Admiratif des grands designers, j’ai vraiment voulu rendre hommage à ces styles dynamiques, colorés, suggestifs, parfois illustrant des scènes non existantes voire beaucoup plus pauvres que ce que ces posters annonçaient. J’ai cherché à y apporter une touche de modernité : si Bons Baisers de Russie, Goldfinger, Au Service Secret de Sa Majesté, L’espion qui m’aimait étaient présentés aujourd’hui, quels apparences auraient-ils ? Si je comprends le choix graphique minimaliste pour les 3 opus de Daniel Craig, j’ai choisi des pré-affiches et affiches dans le style Bondien, ce que les fans ont appréciés, voire choisis comme posters définitifs. Mon choix, donc, trouve un écho chez les fans.

Le Bond : Vous fixez-vous des règles ?

D’abord, quels soient les posters respecter les dates : quand j’imagine Roger Moore dans Dr No ou Timothy Dalton dans Demain ne Meurt Jamais, je respecte l’âge des acteurs, quitte à faire du « photo-montage » ou « photo-manipulation ». Par ailleurs, outre l’acteur qui interprète Bond, le casting se doit d’être de « l’époque » choisie. J’ai un classement d’acteurs et d’actrices par dates de naissance, ce qui facilite le travail. Ensuite, harmoniser la lumière et les teintes : additionner, accumuler et joindre différents éléments photographiques (le fameux photo-montage) demande une rigueur en terme de rendu. L’ensemble se doit d’être homogène. Enfin, le détourage : assembler différents éléments est un travail considérable lorsque l’on souhaite un rendu optimal. Pour cela, un découpage précis et minutieux est indispensable.

Le Bond : Y-a-t-il encore un « espace » pour de la nouveauté ?

Le fameux « What if ? » de Marvel comics. Un domaine que j’adore ainsi que les fans. Et si Roger Moore était Bond dans Dr No ? Et si Timothy Dalton avait démarré plus tôt, après Moonraker ? La production étant satisfaite du box-office mais sentant qu’elle perdait l’esprit de Ian Fleming. Et donc, succès (imaginé) aidant, Dalton s’impose comme le nouveau Bond et enchaîne les films jusqu’à Demain ne meurt jamais (jusqu’à présent…). Ian Fleming savait développer des ambiances. J’ai cherché à les retranscrire dans certaines couvertures (« Live And Let Die »). Mais j’ai aussi beaucoup aimé certains écrits non-Fleming : « Colonel Sun » de Robert Markham, Raymond Benson (« Ne rêve jamais de mourir ») ou John Garder avec « Permis Renouvelé », « Opération Brise-Glace »…


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