Général Orlov (Steven Berksoff)

Film : Octopussy

 Le Rôle

Général de l’armée soviétique que le désir du pouvoir rend fou, Orlov a dans l’idée de repousser toute tentative de rapprochement entre l’Est et l’Ouest. A la tête des forces armées de l’URSS basées en Europe de l’Est, il est motivé par l’idéologie politique et a élaboré un plan pour provoquer un « accident » nucléaire qui facilitera le désarmement de l’Europe de l’est par les occidentaux et facilitera l’invasion de l’Europe occidentale par les soviétiques.

Orlov, qui a visiblement inspiré confiance aux membres haut placés du Kremlin à une certaine époque, a progressivement été abandonné par ses pairs et ses supérieurs. Sa détermination à réchauffer la guerre froide est en contradiction avec les tendances politiques du milieu des années 80.

Frustré, cet homme complètement égocentrique, qui s’imagine être un nouveau martyre du communisme façon Marx, décide de mettre ses plans diaboliques à exécution en s’associant avec un roi de la contrebande, Kamal Khan. Il s’achète les services du princes afghans en lui donnant les joyaux de la Russie qu’il remplace par des faux.

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Steven Berksoff

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Leslie Steven Berks est né le 3 août 1937 à Stepney dans la banlieue londonienne. Fils d’un petit tailleur juif, Steven Berkoff quitte l’école à 15 ans en se promettant de devenir aussi solide qu’un roc. Il commence par vendre des vêtements, mais ne parvient à garder aucun emploi. Cela conforte son sentiment d’insécurité et accentue son complexe d’infériorité.

A 22 ans, il décide de se tourner vers le théâtre. Il étudie le répertoire dramatique anglais et apprend les techniques du mime à Paris. Il ne doit son succès qu’à sa détermination et à sa persévérance. Comme personne ne veut l’engager pour des rôles classiques, il monte lui-même une pièce de Shakespeare. Ne trouvant pas de bonnes pièces contemporaines, il écrit East, West, Greek et plusieurs autres œuvres. N’étant pas invité à rejoindre une troupe prestigieuse, telle que la Royale Shakespeare Company, il fonde sa propre compagnie en 1968, le London Theater Group.

A force de travail et d’obstination, il devient enfin un grand nom du théâtre londonien. Sa version de Hamlet au Roundhouse fait l’unanimité de la critique.
Il apparaît dans les séries télévisées Chapeau melon et bottes de cuir, Les Champions, Le Saint et UFO. Steven Berkoff effectue également de la figuration au cinéma dés 1958, mais c’est Stanley Kubrick qui lui offre son premier grand rôle en 1971 dans Orange Mécanique. Les deux hommes travaillent à nouveau ensemble en 1975 sur Barry Lindon. En 1981, Steven Berkoff croise la route d’un ancien James Bond, Sean Connery dans le film Outland.

En 1983, les producteurs de la série James Bond font appel à lui pour interpréter le premier d’une longue lignée de généraux soviétiques passablement désaxés. Ce n’est pas que l’acteur ne soit pas reconnaissant d’avoir participé à la treizième aventure de 007, mais il nourrit semble-t-il, un certain mépris de la forme d’art que constitue les films James Bond.

C’est un navet tout droit sorti de l’esprit malade d’auteurs qui brodent sur une formule avec autant d’imagination qu’une crotte de chien. Le scénario est si mauvais que ma gorge se serre et que je n’arrive pas à dire mes répliques.

Toujours en 1983, il monte Métamorphose à Los Angeles et remporte toutes les récompenses décernées par la profession, celles du meilleur auteur et du meilleur metteur en scène inclus.

Après être apparu, entre autres, dans Le Flic de Beverly Hills (1984), Rambo II (1985), Révolution (1985) il interprète le personnage de Hitler dans une série pour la télévision américaine intitulée War and Remembrance. Il publie un livre I am Hamlet en 1993 puis son autobiographie, Free Association, en 1996.
Suite à un problème de visa datant de 1997 Steven Berkoff est expulsé des Etats-Unis en juin 2002. L’acteur accuse alors les autorités américaines d’hystérie post 11 septembre.

Ironiquement, en août 2002, il est choisi pour rendre un hommage aux victimes des attaques terroristes du World Trade Center au Festival d’Edimbourg en interprétant son poème épique de 55 minutes, Requiem For Ground Zero.

Après le tournage de Headrush en Irlande, Steven Berkoff, réconcilié avec l’administration américaine, monte sa nouvelle œuvre, Sit and Shiver, au théâtre Odyssey de Los Angeles en avril 2004.

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