Goldeneye : Au service du mal

GoldenEye : Au service du mal (GoldenEye: Rogue Agent) est un FPS (jeu de tir à la première personne) sorti le 22 novembre 2004 sur Playstation 2, Xbox et Gamecube. Une version Nintendo DS a aussi été développée par n-Space.

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Développeur : Electronic Arts
Éditeur : Electronic Arts

« Pourquoi sauver le monde quand vous pouvez le dominer ? ». Pour ce jeu, le joueur n’incarne pas James Bond, mais le méchant, et plus précisément un ancien agent du MI6 équipé d’un faux-œil possédant des caractéristiques spéciales. Non content d’avoir été renvoyé du MI6, ce « Goldeneye » est engagé par Auric Goldfinger pour détruire les projets du Dr No et se venger par la même occasion de ce dernier (on ne sait pas de trop pourquoi d’ailleurs), mais ne pourra en fin de compte se fier à personne, sauf Pussy Galore… On aura le plaisir de croiser Oddjob, Xenia Onatopp, Scaramanga, Dr No, Goldfinger, Pussy Galore et même un simili Blofeld. Requin est le grand absent. On aura aussi le plaisir de voir Bond virtuellement mourir au début du jeu et retrouver aussi un tas de lieux bondiens tels que Fort Knox ou Crab Key et de voir ce qu’il se passe si 007 n’était pas là (et autant le dire : les souris dansent).

Mais pour certains le plaisir va s’arrêter là, parce que ce jeu ne fait pas partie des meilleurs ! Pour information, Goldeneye 007, le jeu de Nintendo 64 connaîtra deux remakes : un non officiel Goldeneye Source, basé sur le multijoueur, et l’autre plus récent paru sur Wii en 2010 sur puis Xbox 360 et la Playstation 3 en 2011. Ces trois jeux on la particularité de suivre la trame du film, mais Au service du mal n’a rien à voir le film, ni avec les autres jeux, et l’on pourrait se demander si l’utilisation du mot « GoldenEye » dans le titre n’a pas été faite à titre purement commercial afin de surfer la popularité du jeu de N64… Si EA a au moins le mérite d’essayer de faire quelque chose de différent avec la franchise dans ce jeu, ils s’embourbent avec ce clin d’œil à une gloire passé.

La jouabilité

Ennuyeuse. Quoi ? Nous devons développer ? Bon. Eh bien disons que si vous espériez avoir un jeu révolutionnant le genre des FPS, c’est raté. Les contrôles ne sont pas mauvais en soi, ils sont juste ternes. Alors, oui, vous pouvez avoir deux armes en même temps, ce qui, pour un jeu 007, était presque une première. Mais à quel prix ? Au prix de ne pas pouvoir viser avec précision en utilisant des armes à une main. Ce qui vous donnera plus l’impression d’être dans un film de John Woo à gaspiller des balles en veux-tu, en voilà, plutôt que de prendre part à une véritable épopée d’espionnage. Les armes d’ailleurs, sont basiques au possible : vous avez le pistolet de départ que vous abandonnerez bien vite car trop peu puissant, un Desert Eagle, un P90, et un horrible fusil à pompe à une main. Pour les armes à deux mains, vous avez un lance-roquettes, une fusil de précision, un M4 et un minigun. Vous avez bien des armes plus « spéciales », comme un pistolet à détonateurs, un pistolet à poison, mais vous pouvez largement faire sans. Le truc c’est que il n’y a pas beaucoup de choix et que vous allez passé 90% du solo avec seulement les trois mêmes armes, ce qui est ennuyeux à la longue…
Qui plus est, aucun niveau de pilotage, aucun niveau de combat au corps-à-corps, d’ailleurs, tous les niveaux seront les même. Vous avancez, et vous tirez. C’est tout, Au service du mal ne réserve aucune véritable surprise au joueur.

On aurait pu aborder l'AI complètement idiote, ou les pseudo-bonus de "cruauté",  mais le courage nous manque quelque peu...

On aurait pu aborder l’AI complètement idiote, ou les pseudo-bonus de « cruauté »,
mais le courage nous manque quelque peu…

On notera tout de même la présence de « pièges » que l’on pourra activer pour tuer plusieurs ennemis d’un coup. Cela peut paraître une idée intéressante, mais les pièges sont tous signalés par de gros boutons lumineux, il n’y a donc aucune fierté à chercher et trouver ces pièges, c’est bien dommage.

On en oublierait presque l’essentiel : votre œil. Ici, le titre se traduit très littéralement: « Goldeneye », « Œil d’or », en effet, vous avez bien un œil bionique. Au total, quatre pouvoirs seront assignés à cet œil (ces pouvoirs se gagneront au fur et à mesure des niveaux) : une imagerie pour voir à travers les murs, un système de piratage à distance, un écran de protection et un pouvoir télékinésique (oui, vous avez bien lu). Pour finir le jeu, ces pouvoirs sont assez facultatifs bien que très utiles, mention spéciale pour le pouvoir télékinésique que l’on utilisera jamais car il consomme trop d’énergie. Le titre donne ainsi plusieurs possibilités au joueur dont il ne se servira jamais à moins d’être dans un passage à difficulté élevé, comme prendre un bouclier humain dans la mesure où l’arme que l’on tient durant ses phases ne fait presque aucun dégât aux adversaires.

Il faut toutefois reconnaître que l’on n’a pas l’impression de jouer James Bond mais bien le méchant, la faute à un jeu très bourrin dans lequel il est tout simplement impossible de faire de l’infiltration.

Graphismes

Vous vous souvenez des premières images données dans les conventions pour présenter la puissance de la GameCube ? Avec énormément de tests sur l’éclairage dynamique, ou la définition des textures. Oubliez tout ça ici. Le jeu semble avoir été réalisé avec un moteur graphique datant du début des années 2000 à tout casser. Les textures sont moches, les couleurs bien ternes, et pire que tout, la plupart des décors sont vides. Et pour cause ! Chaque niveau demande plus d’une heure pour le terminer ! J’en reparlerai dans la section appropriée, mais cette longueur extrême a un impact direct sur les graphismes : au lieu de se concentrer sur un niveau plus petit, mais bien détaillé ; le jeu est rempli de couloirs assez vides et inintéressants. Pas d’easter eggs ou d’armes cachées. Dans le même registre, il est extrêmement regrettable de voir des corps disparaître avant même d’avoir atteint le sol. Cependant la direction artistique impressionne, si les décors les plus mémorables de la saga cinématographique sont les bases des méchants, ce jeu n’y fait pas exception. Et ce jeu ne se déroule presque que dans des bases de méchants ! Tout y est démesurée et a le style Bondien, cette réussite s’explique peut-être par le fait que le grand Ken Adams a lui-même contribué au développement artistique de plusieurs niveaux ! Il y a quelques rares salles des films qui sont recrées dans le jeu comme une sorte de clin œil (exemple : le pièce du laser du film Goldfinger).

Les cinématiques ne sont pas hideuses du jeu. D’ailleurs, pour la version anglaise du jeu, le grand Christopher Lee a lui-même doublé le personnage de Francisco Scaramanga, personnage qu’il avait incarné « en vrai » dans l’Homme au Pistolet d’Or, en 1974. Les autres voix ne sont pas mauvaises, Goldfinger a un sacré accent allemand dans la VF, mais notre « Goldeneye » a le syndrome du personnage central muet.

La bande son

Comme dit plus haut, les voix sont correctes, les bruitages sont passables, mais les musiques… Ce jeu est tout de même issu de l’univers de James Bond, on s’attend quand même à un certain niveau de qualité niveau bande-son : il suffit de regarder des jeux comme Espion Pour Cible ou Nightfire pour voir que la bande-son améliore quand même sacrément l’expérience de jeu.

Ici, la bande-son est en partie réalisée par le DJ britannique Paul Oakenfold. Pourquoi lui ? Parce qu’il a déjà réalisé une musique pour le CD de la bande-son Meurs un Autre Jour. Si la musique est correcte et colle encore à l’action, bon sang que c’est plat et surtout ça ne sonne pas « bondien ». De toute façon, la bande-son est à l’image du reste du jeu : terne. On sais que nous ne sommes pas censés incarner Bond, et que, par conséquent, le Bond theme est absent, mais il y a tout de même moyen de faire quelque chose de convenable, non ?

Durée de vie

C’EST LONG. BON SANG QUE C’EST LONG ! Les niveaux sont juste interminables, à un point tel que le jeu est sur deux CD pour la version GameCube, alors qu’il n’y a que 8 ou 9 niveaux. Cela ne serait bien évidemment pas un problème si le jeu montrait une once de diversité, mais vu que ce n’est pas le cas, si on s’amuse au début : on s’ennuie très vite à parcourir les couloirs du jeu. Le niveau du barrage est d’ailleurs particulièrement rédhibitoire.

Non seulement ce niveau est atrocement long (1h30 à 2 heures sont nécessaire pour le finir), mais la difficulté est très mal gérée (surtout dans les dernières missions), ce qui sera désagréable pour certains joueurs. On se retrouve à devoir combattre une véritable armée de tanks et d’hélicoptères en tout genre avec le minimum de munitions.

Toutefois les checkpoint sont bien placés (et rassurez vous il y a plusieurs points de sauvegarde à l’intérieur des niveaux), et les premiers modes de difficulté du jeu ne vous monteront pas beaucoup d’opposition au tel point que l’on ne cherche même pas à se mettre à couvert. En revanche, si vous êtes assez mazo pour choisir un niveau de difficulté plus élevé, c’est est une autre histoire…

Mais bref, ce jeu est bien trop long pour le contenu qu’il propose.

Le multijoueur

C’est un des gros point positif du jeu ! Jouable jusqu’à quatre en écran scindé le multijoueur du soft est plutôt réussi. Un gros effort a été fournit sur les cartes qui reprennent les décors du jeu de N64 et des films et : par exemple la carte Funhouse nous entraîne dans le parcours de tir de Scaramanga où il est possible d’activer des pièges (comme dans toutes les cartes multi, un bon point), Golden Gate Bridge nous amène sur le pont du même nom au-dessus duquel flotte le dirigeable de Zorin, etc… Certaines cartes ne se débloquent qu’une fois certaines missions solo terminées avec un bon score. En revanche le nombre de paramètres modifiables est assez limité.

Perssonage Apparence/ressemblance Voix (VO)
« Goldeneye » ? /
Auric Goldfinger Gert Fröbe Enn Reitel
Pussy Galore Honor Blackman Jenya Lano
Francisco Scaramanga Christopher Lee Christopher Lee
Xenia Onatopp Famke Janssen Jeannie Elias
Julius No Joseph Wiseman Carlos Alazraqui
James Bond Pierce Brosnan Jason Carter
Numéro 1 Donald Pleasence Gideon Emery
Oddjob Harold Sakata /
M Judi Dench Judi Dench

Teaser :

Trailer :

Trailer (Nintendo DS) :

Trailer :

Trailer :

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Le projet Rogue Agent était originellement intitulé Goldfinger vs Dr. No.

La verssion Nintendo DS ressemble à cela :

Ce screenshot monte un HUD différent :

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