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Traduit littéralement, Auric Goldfinger signifie "L'homme en or au toucher d'or", titre pour lequel Goldfinger fait tout ce qui est en son pouvoir. Goldfinger est une illustration parfaite de l'obsession criminelle, obsession qui faillit détruire l'économie occidentale. Obsession toujours qui le fait tricher aux cartes et au golf. Il porte des vêtements de couleur jaune, brun et d'autres teintes rappelant la couleur de l'or. Même son Colt est plaqué or. L'impréssion générale, décrite par Ian Fleming, est que Auric Goldfinger avait été fait d'un assemblage de parties de corps appartenant à plusieurs personnes. Petit, car sa taille ne devait pas dépasser le mètre cinquante-deux, on aurait dit que ses jambes s'emboîtaient directement dans ses épaules et sa tête faisait penser à une boule bien ronde. Le visage, surmonté de cheveux d'un roux carotte, n'était pas aussi disgracieux que le reste ; un visage de penseur, qui révélait une nature tout ensemble sensuelle, stoïque et réfléchie. Une bien curieuse combinaison. |
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Né le 25 février 1913 à Zwickau, Allemagne, Karl-Gerhardt Fröbe est décédé le 5 septembre 1988 à Munich, d'une crise cardiaque. Fils unique, il a été élevé à la campagne en raison de sa santé fragile, et devient un célèbre enfant prodige du violon. A l'âge de 17 ans, il interprète Beethoven sur les ondes de la radio allemande. Il étudie l'art et la musique à l'Académie des Beaux-Arts de Dresde. Devenu majeur en pleine période d'inflation dans l'Allemagne d'avant-guerre, il rejoint finalement le parti nazi afin de poursuivre sa jeune carrière d'acteur. Il part pour Vienne jusqu'à ce qu'il soit enrôlé dans l'armée allemande. C'est à Vienne que naît une longue et solide amitié entre Gert Fröbe et Curt Jurgens. Après la guerre, l'acteur donne des spectacles dans la rue. En 1948, il tient ce qui sera officiellement son premier emploi à l'écran dans Ballade Berlinoise de Stemmel. Commence alors une carrière européenne qui lui permet de s'affirmer parmi les meilleurs seconds rôles du cinéma allemand : Les héros sont fatigués de Y. Ciampi (1953), M. Arkadin d'Orson Welles (1955), Celui qui doit mourir de Jules Dassin (1956) et Echec au porteur de Gilles Grangier (1957). En 1960, il rencontre le célèbre metteur en scène Fritz Lang et joue pour lui, dans Le Diabolique Dr Mabuse, le rôle de l'inspecteur qu'il reprendra par la suite. Sa participation au Jour le plus long (1962), parmi une pléiade de stars internationales, confirme son statut de vedette, et contribue à le faire connaître dans les pays anglo-saxons. Deux ans plus tard, les producteurs de la série James Bond font appel à lui pour interpréter ce qui reste sans aucun doute son rôle le plus marquant : Goldfinger. C'est à ce moment là que l'adhésion de Fröbe au parti nazi vient le hanter. Le film ne sera pas distribué en Israël en raison du passé de l'acteur. Quelques mois passent et un juif du nom de Mario Blumeneau se rend à l'ambassade d'Israël à Vienne et déclare que lui et sa mère ont échappé aux nazis grâce à l'acteur. Goldfinger bat alors tous les records du box office en Israël. La suite de la carrière de Gert Fröbe n'en sera pas affectée et il tournera de nombreux films dont Cent mille dollars au soleil de Henry Verneuil (1964), Paris brûle t'il ? de René Clément (1966), Caroline Chérie (1967), Chitty Chitty Bang Bang de Ken Hughes (1968), Le Crépuscule des Dieux de Luchino Visconti (1972), L'œuf du serpent de Ingmar Bergman (1977) et Liés par le sang de Terence Young (1979). Le dernier film, avec Gert Fröbe, que nous ayons vu en France est Le coup du parapluie de Gérard Oury (1980), où il tourne en dérision son personnage de Goldfinger. A sa mort, en 1988, l'acteur laisse derrière lui, une femme, Karin et deux garçons, Utz et Andreas. |