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Blofeld opère sa retraite avec virtuosité. Il laisse tout d'abord s'éteindre peu à peu son service de renseignements. Il explique que les précautions se sont renforcées du côté anglais et français. Il y a peut-être eu une fuite. Avant d'annoncer à ses contacts pour en finir qu'il est brûlé et que le Deuxième Bureau polonais est sur sa piste, il se rend à Gdynia et sous prétexte de chercher des renseignements sur un ami supposé, coupe la page du registre d'Etat Civil où est inscrite sa date de naissance ; il fait de même dans l'église où est enregistré son acte de baptême. Il ne lui reste plus qu'à acheter pour deux mille dollars le passeport d'un marin canadien. Il se rend alors en Suède par le premier bateau, séjourne à Stockholm le temps de faire un tour d'horizon et de se livrer, la tête froide, à quelques prévisions sur l'évolution de la guerre, puis prend un avion pour la Turquie en utilisant son passeport polonais d'origine, transfère ses fonds de Suisse à la Banque Ottomane à Istanbul, et attend la chute de la Pologne. Quand elle survient, il sollicite un permis de séjour en Turquie comme réfugié, verse |
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les bakchichs qui conviennent pour faire prendre sa demande en considération. Il se fixe dans ce pays. La radio d'Ankara accepte volontiers ses services comme spécialiste ; il monte R.A.H.I.R, un nouveau réseau d'espionnage conçu sur le principe de T.A.R.T.A.R, mais plus solidement. Blofeld attend avec sagesse de savoir qui va être vainqueur avant d'offrir ses services. Il finit la guerre resplendissant de gloire et de prospérité, décoré et cité abondamment par les Anglais, les Américains et les Français. Alors, disposant d'un demi-million de dollars et d'un passeport suédois au nom de Serge Angström, il file en Amérique du Sud pour prendre du repos, un peu de bonne nourriture, et pour réfléchir. Ernst Stavro Blofeld reprend ce nom qui lui paraît tout à fait sûr. Un nouveau plan d'organisation germe dans son esprit. Il s'installe à Paris, boulevard Hausmann, et fonde le SPECTRE. | |
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Aristoteles Savalas est né le 21 janvier 1924 à Garden City, USA. Il meurt le 22 janvier 1994, en Californie, d'un cancer de la prostate. Fils d'un immigrant grec, Telly Savalas a servi dans l'armée à la fin de la Seconde Guerre Mondiale avant de faire des études de psychologie à New York. Il entre dans le show-business par la petite porte, puisqu'il est présentateur en langue grec à la radio gouvernementale américaine Voice of America. Il devient ensuite producteur de journal pour la chaîne ABC et remporte un Peabody pour un documentaire sur les rouages de la radio Voice of America. Telly Savalas quitte alors le monde de l'information et se lance dans l'enseignement pour adulte, jusqu'au jour où un producteur lui propose du travail. Grâce à son accent gréco-américain, il se verra confié de nombreux rôles dans des films européens. En 1965, à l'occasion du tournage de La Plus Grande Histoire Jamais Contée, il se rase le crâne pour interpréter Ponce Pilate. Malgré l'insuccès du film, il décide de rester chauve. Cette décision va changer le cours de sa carrière en l'orientant vers des rôles de " méchant ". Grâce au succès du film Les Douze Salopards de Robert Aldrich (1967), il enchaîne les tournages au cinéma et à la télévision. C'est durant cette période que les producteurs Harry Saltzman et Cubby Broccoli lui offrent d'incarner Ernst Stavro Blofeld dans Au service secret de Sa Majesté (1969). Le deuxième prénom aux consonances grecques de Blofeld et l'aisance de l'acteur à se rendre antipathique l'imposent comme une évidence dans le rôle du N°1 du SPECTRE. En 1971, contacté par le scénariste Abby Man, il tourne Le retour de Mongo. Ce téléfilm donne naissance à une fameuse série qui allait l'imposer comme SuperStar internationale : Kojak. |
