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"Mes histoires sont plutôt fantastiques, même si elles s'inspirent souvent de la réalité. Elles sont extravagantes et dépassent le domaine du probable mais pas, selon moi, celui du possible." |
Ian Fleming |
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Ian Lancaster Fleming est né le 28 mai 1908 à Mayfair au sein d'une famille de banquiers prospères. Son père fut aussi député conservateur avant de trouver la mort sur le front français en 1917. En 1921, Ian Fleming entre au collège d'Eton, comme son héros. Il est admis en 1926 à l'Académie militaire de Sandhurst, mais, il n'a pas l'âme militaire, il démissionne l'année suivante. Sa mère l'envoie alors perfectionner son allemand à Kitzbuhel dans le Tyrol autrichien. En 1928, il s'inscrit à l'Université de Munich et l'année suivante à celle de Genève. Séjours, sinon études, également accomplis par James Bond. Tout en occupant un emploi temporaire au Bureau de la Coopération intellectuelle de la Société des Nations, il est censé préparer l'examen d'entrée au Foreign Office ; il le ratera en 1931. Grâce aux relations de sa mère, il est engagé par l'agence de presse Reuter. Il obtient son premier reportage important en avril 1933, en allant suivre à Moscou le procès de six ingénieurs anglais accusés d'espionnage. Premier contact avec l'univers raconté dans ses livres. Mais en octobre 1933, alors que Reuter lui propose d'occuper le bureau de Shanghai, il quitte l'agence pour travailler dans une banque d'affaire, puis chez un agent de change chez qui il restera jusqu'en 1945. Il se répand dans les clubs, noue des amitiés dans la presse et au Foreign Office. Au printemps 1939, il se joint à une mission commerciale envoyée par le Gouvernement anglais en Pologne et en Russie. Officiellement, il représente le Times ; en fait, il est chargé de rapports officieux pour le Foreign Office. On a dû les juger satisfaisants en haut lieu : en juillet 1939, il est affecté, toujours à titre "officieux" (et sans quitter son emploi d'agent de change), à la Naval Intelligence Division. Lorsque la guerre éclate, en septembre 1939, il est mobilisé dans ce service, comme adjoint de son directeur, l'amiral Godfrey. L'un des modèles de "M". Au printemps 1940, il devient agent de liaison auprès de l'amiral Darlan et suivra la débâcle française de Paris à Bordeaux. En février 1941, muni d'un stylo à cartouche de cyanure, il se rend en civil à Tanger pour inspecter le Service naval de renseignements en Afrique du Nord. Il fait ensuite un voyage aux Etats-Unis avec son chef pour une tentative de coordination avec Edgar Hoover, chef du F.B.I. Au cours d'un second voyage en Amérique, Fleming va suivre les cours d'une école d'instruction pour agents secrets, installée dans une ferme près de Toronto. Il y apprend quantité de recettes professionnelles dont James Bond profitera plus tard. Démobilisé en novembre 1945, Ian Fleming entre au groupe de presse dirigé par Lord Kemsley, éditeur, entre autres, du Sunday Times, comme directeur du service des nouvelles de l'étranger. Il effectuera lui-même quelques grands reportages. Fleming prétend avoir inventé James Bond pour se remettre du choc de son mariage, à quarante-trois ans, avec Ann Rothmere. La naissance a eu lieu le troisième mardi de janvier 1952 dans une petite maison, Goldeneye, de la Jamaïque achetée en 1944 et où l'auteur a passé les mois de janvier-février jusqu'à sa mort. Le nom et le prénom, qu'il voulait simples, ont été empruntés à un ornithologue dont il avait toujours à portée de la main l'ouvrage classique : Oiseaux des Antilles. Pour le reste, le personnage doit beaucoup à son auteur : il est la projection idéalisée de l'homme qu'il aurait aimé être, le triomphateur de missions qu'il n'a jamais pu accomplir, confiné dans la paperasserie du renseignement. Chaque volume des aventures de James Bond sera conçu de façon immuable. A l'automne, ouverture d'un dossier peu à peu gonflé de notes et idées, rédaction d'un premier jet au cours du séjour hivernal à la Jamaïque, corrections ou refonte en août-septembre. En octobre, remise du manuscrit définitif à l'éditeur Jonathan Cape qui le publie en avril de l'année suivante. Seul L'Homme au pistolet d'or ne connaîtra pas la phase de révision et mise au point, Ian Fleming étant mort le 12 août 1964 à l'âge de 56 ans. Aussi surprenant que cela paraisse, James Bond a mis près de dix ans pour arracher le succès mondial qu'on lui connaît aujourd'hui. Il ne l'a vraiment connu qu'en 1962, avec l'adaptation cinématographique de Dr No réalisée par Terence Young, et suivie en 1963 et 1964 par Bons Baisers de Russie et Goldfinger. La première édition de Casino Royale (quatre mille sept cent cinquante exemplaires) parue le 13 avril 1953 est épuisée un mois plus tard. Bon accueil de la critique mais succès modeste. L'ouvrage est réimprimé, mais sa vente totale n'atteint, en juin 1954, que huit mille exemplaires. En avril 1956, malgré trois ans de présence du héros dans les librairies, Jonathan Cape limite avec prudence le premier tirage de Les Diamants sont éternels à douze mille cinq cents exemplaires. Deux événements publicitaires vont enfin attirer la renommée vers James Bond. En novembre 1956, le Premier ministre Anthony Eden s'en va passer trois semaines de convalescence à la Jamaïque. A la surprise générale il écarte les villas et palaces pour choisir la maisonnette des Fleming. Le geste suscite une certaine curiosité pour l'œuvre du romancier. Plus décisive, est la parution, le 17 mars 1961 dans Life, de la liste des dix livres préférés par le président Kennedy. Bons Baisers de Russie y vient en neuvième position. Il n'en faut pas plus pour hâter la mise en chantier du film tiré du roman Dr No et pousser le lecteur moyen à se trouver quelque chose en commun avec le président des Etats-Unis. Miracles du snobisme... |
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| CASINO ROYALE | CASINO ROYALE | |
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En 1964, à l'opposé de James Bond, Ian Fleming a écrit un livre pour enfants Chitty-Chitty-Bang-Bang. |
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La société Ian Fleming Publications Ltd (ex Glidrose Publications Ltd), propriété des descendants de l'auteur, est détentrice du copyright de tous les romans de Ian Fleming (excepté Octopussy publié à titre posthume par la famille de l'écrivain) ainsi que ceux de John Gardner, Raymond Benson et Kingsley Amis qui signa sous le pseudonyme Robert Markham, mais n'est pas propriétaire du copyright James Bond. |