Sir Frederick Gray (Geoffrey Keen)

Les films : L’Espion qui m’aimait, Moonraker, Rien que pour vos Yeux, Octopussy, Dangereusement Vôtre, Tuer n’est pas jouer

Le Rôle

Sir Frederick Gray est le Ministre de la Défense de la Grande Bretagne. Il est fréquemment présent aux cotés de M lors des briefings de Bond et dans les relations avec les officiels russes et anglais.

On le voit pour la première fois dans L’espion qui m’aimait lors de la crise des sous-marins. Bond et le Ministre semblent plutôt amicaux dans leurs rapports, mais ses rapports seront beaucoup plus sévères par la suite. En effet, 007 a une fâcheuse tendance à embarrasser le Ministre : rencontre au masque à gaz avec Drax, surprise de Bond en train de coucher avec des femmes, appel raté à la Premier Ministre, ou encore l’évasion de Koskov…

Frederick Gray tolère mal les échecs et la pression des missions de Bond et de devoir rendre des comptes au Premier Ministre sur ses escapades, même si celles-ci finissent toujours à aider sa relation avec son homologue russe, le Général Gogol.

Malgré les changements de gouvernements entre les films de Bond, Gray reste toujours en position. C’est également le seul ministre à avoir un rôle important à l’écran (on aperçoit brièvement un autre ministre de la défense dans Demain ne meurt jamais, et le Ministre des Affaires étrangères dans Quantum of Solace).

Voix française : Hervé Caffin

Geoffrey Keen

Geoffrey Keen est un acteur anglais spécialisé dans les seconds rôles qui est apparu dans une centaine de films entre les années 1950 et 1970, tournant parfois plus de cinq films par an. Ses seconds rôles étaient le plus souvent des figures autoritaires de ministre, d’avocats ou de policiers et militaires.

Il est né le 21 août 1916 à Wallingford, il est décédé le 3 novembre 2005 à Northwood. Fils du comédien britannique Malcolm Keen, Geoffrey se destine très vite au théâtre. Il suit les cours de la Royal Academy of Dramatic Arts et reçoit en 1936 la très convoitée Gold Medal.

Il fait ses débuts sur la scène londonienne de l’Old Vic, dans les rôles de Florizel du Conte d’hiver et d’Edgar du Roi Lear. Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate, il est incorporé au département cinématographique de l’armée. C’est là qu’il rencontre et travaille avec le réalisateur Carol Reed. Ce dernier va le distribuer après la guerre dans Huit heures de sursis (1947), Première désillusion (1948) et Le Troisième Homme (1949).

C’est à partir de cette époque qu’il devient l’un des acteurs de genre les plus appréciés d’Angleterre. Mais c’est probablement son rôle de Brian Stead, dans la série de la BBC, The Troubleshooters (1965-1972), qui le rend populaire. Cela fait de Geoffrey Keen un visage familier du grand et du petit écrans.

L’acteur alterne alors cinéma, avec entre autres, The Birthday Present (1957), Coulez le Bismarck! (1960), Doctor Jivago (1965), Vivre libre (1966), Une messe pour Dracula (1970), et théâtre.

En 1970, il éprouve un premier choc avec la disparition de son père, puis un second en 1974, avec le décès de sa deuxième épouse, l’actrice Hazel Terry. Alors que Geoffrey Keen a pratiquement mis un terme à sa carrière, Cubby Broccoli lui propose, en 1977, d’interpréter le rôle du ministre de la Défense dans L’Espion qui m’aimait. Il va tenir ce rôle pendant 10 ans, dans six films de la série, puis mettra définitivement un terme à sa carrière en 1987, avec une dernière apparition sous les traits de Sir Frederick Gray, dans Tuer n’est jouer.