Quantum of Menace – 2025
Quantum of Menace est le premier roman de la trilogie « The Q Mysteries » écrite par Vaseem Khan qui raconte les aventures du major Boothroyd, Q, qui, viré du MI6, devient enquêteur criminel. Paru le 23 octobre 2025 au Royaume-Uni, le roman n’a jamais été traduit en français.
Synopsis
Lorsque Q, récemment viré du MI6, reçoit une lettre posthume de son ancien ami Peter Napier, il comprend immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond. Peter Napier, brillant scientifique, s’est officiellement noyé. Accident… Ou meurtre ?
Convaincu de la dernière hyptothèse, Q revient à Wickstone-on-Water, la ville qu’il avait juré de ne plus revoir. Mais son enquête dérange. Très vite, il découvre que les recherches de Napier pourraient changer le monde.
Entre une policière qui ne lui fait pas confiance, un adolescent pris dans un engrenage criminel, une organisation et un laboratoire souhaitant garder ses secrets, et un membre de sa famille, Q se retrouve une ville chargée de souvenirs et confronté à un passé qu’il avait fui…
The face that looked back at him from the mirror – fifty, sandy-haired, clean-shaven, handsome – in the right light and if you asked the right person – looked pensive.
Major Boothroyd. The artist formerly known as Q. Erstwhile head of Q Branch, the research and development arm of the British Secret Service aka the Secret Intelligence Service aka SIS aka MI6.
And now… Well, who was he, exactly?
The world had changed while he had been down in his bunker.
For a quarter of a century he had served as a cog in a very important machine. A machine that, for all its faults, sought to make sense of the world, to divide the world into good and bad, and then side with the good, make the good happen. And Q had had a small but integral role to play in that.
Q Branch. A government-funded warren of facilities in which inventions, big and small, were built, tested, rebuilt and then – perhaps more often than the taxpayer might approve of – blown up. The climatecontrolled office that was too cold in summer and too warm in winter. The plastic in-tray that sat on his desk, welcoming him each morning with its papery recriminations. The dog-legged corridor leading to the cramped little kitchen area, with its tiny fridge, Styrofoam cups and a coffee maker that, on a good day, dispensed something slightly less drinkable than river pollutant. A little further along was the conference room, dominated by a photograph of a monocled Sir Mansfield Cumming, the first Chief of the Secret Service, progenitor to them all. Cumming had lost a leg in a road accident; his habit of wrongfooting visitors by jabbing a compass into its wooden replacement had always seemed to Q one of the better urban myths hanging around the Service.
Above all, there was the work. Project meetings and steering committees. Confabs with engineers, computer geeks and idiot savants with fluff in their navels. Mission planning with M and the Double Os. Mission post-mortems. Occasional excursions outside of Q Branch. Scientific symposiums in exotic locales, the sort to drive a travel agent to drink: Reykjavik in winter; Gaborone in high summer. Field testing new kit at the Porton Down military campus in Wiltshire, clods of earth flying in all directions. And, in recent years, the increasingly regular battles with beancounters and bureaucrats; a merry-go-round of operational and budget reviews, run by gangs of lobotomised hobbits who wouldn’t know an armour-piercing round if it hit them in the behind.
Résumé détaillé
Dans un grand bâtiment gris anonyme, un homme en costume sombre projette à son supérieur l’enregistrement d’une conférence donnée deux ans plus tôt au MIT par le docteur Peter Napier, spécialiste de l’informatique quantique. « Nos partenaires en Angleterre » assurent que cet homme peut tenir ses promesses. Le supérieur autorise l’opération. Ni le pays ni l’organisation ne sont jamais nommés.
Deux ans plus tard, à Wickstone-on-Water, petite ville (fictive) anglaise, Zakaria « Zak » Youssef, dix-sept ans, réfugié syrien, dérobe une Bentley 100 XT dans le garage de Peter Napier qui est mort depuis peu. Il perd le contrôle du véhicule et l’encastre dans une chapelle.
Au même moment, le major Boothroyd, Q, la ciquantaine, chef de la Q-Branch du MI6 pendant plus de vingt ans, s’installe dans une maison de location de la même ville. Trois mois plus tôt, le nouveau M, une femme avec qui il s’était mis à dos lors d’une audition parlementaire sur les dangers de l’IA, l’a mis à la porte pour « restructuration ». C’est une lettre posthume de Napier, son meilleur ami d’enfance, qui l’a fait revenir dans une ville qu’il avait quittée trente ans plus tôt en jurant de ne jamais y remettre les pieds. La lettre tient en quatre lignes (« Si tu lis ceci, je suis mort ») suivies d’un chiffre et d’un seul mot : Easy!
Officiellement, Napier s’est noyé dans la rivière Wickstone ; le légiste a conclu à une mort accidentelle et son rapport a été classé pour raisons de sécurité nationale. Q n’y croit pas une seconde : Napier ne savait pas nager et avait une terreur panique de l’eau libre.
Q retrouve la responsable de l’enquête : la commissaire Kathy Burnham, son premier amour, à qui il était fiancé et qu’il a abandonnée du jour au lendemain trente ans plus tôt, après avoir découvert le corps de sa mère, Annabelle « Bella » Boothroyd, morte d’une overdose. L’accueil est glacial. Elle lui expose néanmoins les faits : voiture retrouvée au ponton de Bishop’s Point, vêtements pliés sur le siège passager avec téléphone et montre, aucune trace de lutte, aucun mot d’adieu, une seule caméra sur la route d’accès et un seul véhicule filmé cette nuit-là : celui de Napier, seul.
Q se fait aussi ouvrir les portes des Napier Labs, installés dans le Bunker 11, un abri antiatomique gouvernemental des années 1960 reconverti. Il y rencontre Jed Ellis, le directeur des opérations américain, qui pousse ouvertement la thèse du suicide, et Astrid Simmons, qui lui fait admirer BETSY : l’ordinateur quantique de dix mille qubits baptisé du prénom de la fille de Napier. Q en prend clandestinement des photos avec la micro-caméra dissimulée dans son épingle de cravate.
Puis vient la confrontation qu’il redoutait le plus : celle avec Mortimer « Mort » Boothroyd, son père, soixante-dix-huit ans, ancien professeur d’histoire romaine à Oxford, qui anime désormais la société d’histoire de la bibliothèque de Wickstone. Q le tient pour responsable du suicide de sa mère. Trente ans de silence se rompent sur un « Bonjour… papa ».
En s’introduisant nuitamment chez Napier, Q est surpris par un homme armé et cagoulé. Il improvise des fumigènes avec des balles de ping-pong en nitrocellulose et du papier aluminium, s’échappe et met son agresseur hors d’état de nuire. Peu après, une caméra de son domicile londonien filme un second intrus. On le suit ; il est sur une piste.
James Bond, resté le seul de ses anciens collègues à lui donner de ses nouvelles, lui fait parvenir l’intégralité du dossier de police et le rapport d’autopsie. Q y découvre une consommation régulière et récente de cocaïne ; sans la moindre trace de paiement dans les comptes de Napier.
Le chiffre de la lettre finit par tomber : ce n’est pas un simple chiffre de César mais un chiffre de César double, dont le mot-clé est précisément ce Easy! qui semblait une plaisanterie. Le texte déchiffré est en latin, et c’est Mort qui le traduit : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu / Ainsi l’on va vers les étoiles / Que l’acheteur prenne garde / Ici sont les lions ». Mort décode aussi l’énigme : pas de « paradis » à Wickstone, mais un Eden : la zone commerciale d’Eden Park, et sa concession automobile Seven Stars. Les deux dernières lignes sont un avertissement.
Q y rencontre Adem Gashi, le patron, visiblement nerveux, et Deborah « Debs », sa directrice générale. Bob Lazarus, collègue policier de Kathy, le lui confirmera : Gashi est soupçonné d’appartenir à la mafia albanaise de Mirko Demaçi, dont il est le neveu.
Q va parler à Zak. L’adolescent avoue : il était le coursier en cocaïne de Napier. La nuit du drame, appelé par le scientifique, il l’a trouvé nu sur le ponton, bouleversé, disant avoir été trahi et menacé par quelqu’un qu’il aimait. Zak a aperçu un préservatif usagé sur les planches, absent du dossier de police. Napier ne payait jamais sa drogue : ordre venu d’en haut. Cette scène est aussi celle où Sameera, la mère de Zak, révèle à son fils que son père, Hassan, officier des services secrets syriens, n’est pas mort : il s’est livré au régime pour permettre leur fuite.
À l’University College London, l’ancien adjoint de Napier, le professeur Mike Huang, explique pourquoi celui-ci a claqué la porte : il s’était heurté au comité d’éthique, qu’il refusait de laisser brider ses recherches. Napier courait après la « suprématie quantique ». Jenny Grant, du centre de recherche sur la criminalité future, précise l’enjeu : un ordinateur quantique suffisamment puissant rendrait obsolète, en quelques secondes, l’intégralité du chiffrement mondial. N’importe quel mot de passe pourrait être facile craqué à l’aide d’un ordinateur quantique.
Par l’entremise de Moneypenny (avec qui il a eu une liaison jadis), Q obtient un rendez-vous avec son successeur au MI6, Kris Ramakrishnan, puis avec une spécialiste du GCHQ. Verdict : si Napier Labs touche réellement au but, la Russie, la Chine ou l’Iran ont toutes les raisons du monde de vouloir voler la technologie ou tuer son concepteur. La visite se termine par une convocation devant M, qui confirme avoir elle-même fait classer le rapport du légiste, qualifie Napier de « personne d’intérêt », affirme que le MI6 n’est pour rien dans sa mort et somme Q d’abandonner son enquête. Il refuse.
Le soir même où Q, furieux, retourne à la concession pour y coincer Gashi, ce dernier est retrouvé poignardé sur un banc du sommet de Jane’s Hill. Ayant suivi Kathy jusqu’à la scène de crime au moyen d’un micro-drone, Q identifie le corps avant la police. Il se retrouve le lendemain matin en salle d’interrogatoire pour le meurtre de Gashi, ses allées et venues l’ayant placé au mauvais endroit au mauvais moment. C’est Mort qui lui envoie un avocat et le fait libérer.
Dans le cimetière, devant la tombe de Bella, Mort lâche enfin son secret : il a eu une liaison avec la mère de Peter Napier, ce qui a provoqué le départ du père de celui-ci, et c’est en l’apprenant que Bella a sombré. Mort a menti à la police : il a bien vu Pete le jour de sa mort, pour lui révéler cette même liaison, à la mort de sa mère.
Q reprend le fil. Une seule voiture est passée devant la caméra cette nuit-là, mais Zak, lui, est venu à vélo par les bois. Le boisement était donc le seul accès discret. Zak pirate pour lui l’application de suivi cycliste locale : un vélo a bien fait le trajet jusqu’à Bishop’s Point ce soir-là. Il est enregistré au nom de Helen Banner, l’ancienne directrice scientifique des Napier Labs.
Mise devant les données GPS, Helen Banner reconnaît sa liaison avec Napier, la dispute de cette nuit-là (elle le menaçait de rompre son accord de confidentialité et de tout révéler, notamment le fait qu’il maquillait ses résultats en faisant croire qu’il était sur le point de réussir à développé le premier ordinateur quantique au monde) puis avoue le meurtre. Elle est arrêtée et passe aux aveux devant la police.
Q n’est pourtant pas satisfait : le mobile ne colle pas, et il reste la mort de Gashi. Le mécanicien Medium Tony, patron du garage-atelier de démontage qui sert de couverture aux Albanais, l’oriente (non sans arrière-pensée, puisqu’il pique lui-même dans la caisse et veut détourner l’attention) vers les obsèques de Gashi, à Clapham.
Q s’y rend, présente ses condoléances à Mirko Demaçi et se retrouve convoqué chez lui, face à Papa John, son lieutenant. Q expose sa théorie : les Albanais ont racheté les investisseurs de Napier et financent secrètement le laboratoire. Mirko le laisse repartir, mais Papa John passe un coup de fil.
Q est intercepté à l’entrée de Wickstone, cagoulé, conduit dans une ferme isolée, suspendu à un crochet et roué de coups. Papa John confirme l’essentiel : ils ne détiennent pas une part de Napier Labs, ils en sont propriétaires à cent pour cent, et ils ont acheté le laboratoire pour une seule et unique raison : revendre à des États l’algorithme capable de faire tomber le chiffrement mondial. Q parvient à s’évader grâce à la mini-scie dissimulée dans sa montre Bremont et à l’acide nitrique de son stylo Montblanc, deux souvenirs de la Q-Branch. Poursuivi dans les champs, il est finalement mis en joue par la livreuse Deliveroo qui le harcelait depuis le début du roman : en réalité l’agent d’une puissance étrangère chargée de surveiller les Napier Labs. C’est James Bond qui l’abat, alerté par le signal de détresse que Q avait déclenché sur sa montre.
Les deux hommes passent la soirée ensemble à Sanctus Villa. Bond, qui rentre d’une mission désastreuse au Soudan du Sud, refuse de parler de ce qui le ronge. Il laisse à Q un mot au matin : « Te sens-tu vivant ? N’arrête pas. Et surveille tes arrières. »
Q résout d’abord le meurtre d’Adem Gashi. Chez Mirko, Papa John lui avait répété mot pour mot ce que Q avait dit à Kathy en privé le soir du meurtre. Or Kathy ne l’avait répété qu’à une seule personne : Bob Lazarus. Il confronte Deborah (dont il a compris, grâce à une photo de famille, qu’elle est la sœur d’Adem et la véritable tête de l’opération de Wickstone), puis convoque Kathy et Bob dans le bureau de la concession.
Deborah révèle qu’Adem, homosexuel et amoureux de Napier sans retour, avait décidé sur les conseils de ce dernier de tout dénoncer aux autorités. Il s’en est ouvert au seul policier en qui il avait confiance : Bob Lazarus, à la solde de Papa John depuis des années pour financer les traitements privés de sa femme Lorna, en phase terminale d’un cancer. Papa John, sachant que Mirko n’autoriserait jamais la mort de son neveu, a ordonné à Bob de s’en charger, sous peine de rendre visite à Lorna. Bob a attiré Adem sur Jane’s Hill et l’a poignardé. Il avoue.
Q passe ensuite aux Napier Labs : Jed Ellis, terré dans son bureau depuis des semaines, reconnaît tout. Napier avait gonflé ses résultats pour lever des fonds, la machine quantique ne fonctionne pas, l’algorithme ne verra jamais le jour. Q leur laisse le numéro de Moneypenny.
Reste Peter Napier. Le vélo d’Helen Banner a bien fait deux trajets, mais les données GPS de sa montre connectée, que Q pirate chez elle, n’en enregistrent qu’un seul. Elle n’est jamais revenue. Quelqu’un d’autre a pris son vélo : son fils Ricky, dix-sept ans. Le garçon avoue. Fou de rage d’apprendre que sa mère aimait Napier et ne reviendrait pas vers son père, il est allé au ponton pour lui parler. Napier s’est levé et a tendu les bras vers lui ; Ricky l’a repoussé. Napier est tombé à l’eau et s’est débattu. Ricky s’est tenu au bord, prêt à plonger mais ne l’a pas fait. Il l’a regardé se noyer. Helen, comprenant en apprenant l’existence du second trajet, s’était accusée à sa place.
Le roman se referme sur la tombe d’Annabelle Boothroyd, où Q et Mort font enfin la paix. Bob Lazarus plaidera coupable ; Napier Labs va devoir reconnaître publiquement la supercherie ; l’argent albanais se perdra dans des sociétés offshore. Kathy appelle : ses supérieurs proposent à Q un poste de consultant civil sur une affaire non résolue : « un homme assassiné et une boussole en or ». Elle lui demande d’abord de décider s’il compte rester. Mort lui offre une photographie de lui enfant sur ses genoux, prise par Bella, puis lui demande si personne, au MI6, n’utilisait son vrai prénom, que les aboiements de Bastard couvrent au moment même où il est prononcé.
Dernière image : dans le grand bâtiment gris du prologue, l’homme au costume sombre demande comment traiter les « partenaires albanais ». Réponse : « Tuez-les. Tuez-les tous. »
Personnages principaux
- Le major Boothroyd, « Q » : ancien chef de la section Q du MI6, il enquête sur la mort d’un ami.
- Peter Napier : scientifique en informatique quantique, retrouvé mort dans des circonstances suspectes.
- Kathy Burnham : Inspectrice principale qui enquête sur la mort de Napier et ex petite amie de Q.
- Bob Lazarus: Policier, collègue de Kathy.
- Mortimer « Mort » Boothroyd : père de Q.
- Mirko Demaçi : Chef d’une organisation criminelle.
- Papa John : Bras droit de Mirko Demaçi.
- Adem Gashi : Membre d’un réseau criminel local et neveu de Mirko Demaçi.
- Medium Tony : Membre d’un réseau criminel local.
- Zakaria « Zak » Youssef : Adolescent impliqué dans le vol d’une voiture et lié à l’affaire Napier.
- Sameera Youssef : mère de Zak.
- Helen Banner : ancienne collègue de Napier.
- Ricky : fils de Helen Banner.
- Jed Ellis : ancien collègue de Napier.
- Astrid Simmons : ancienne collègue de Napier.
- James Bond : agent 007 du MI6, ancien collègue de Q.
- Moneypenny : Ancienne collègue de Q.
- M : Ancienne chef de Q.
- Bastard : ancien chien bouledogue d’un voisin de Q, Cruikshank. Q l’a recueilli.
Anecdotes
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L’auteur : Vaseem Khan
Arme principale : /
Véhicule : Caterham Seven 620R
Pays principaux : Angleterre : Wickstone-on-Water (fictif), Londres
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